Noir d'amour

Elle le regarde, intensément, sans ciller. Il la dévore totalement des yeux. Leur têtes se penchent, au ralenties et leurs lèvres se rencontre pour la centième fois, au moins. Mais ce baiser a l'air plus vrai, plus intense que tous les autres. Il s'en dégage une force infinie d'amour et de dévotion. Ils s'embrassent, comme si c'était leur dernier. Ils s'embrassent jusqu'à en avoir mal aux lèvres. Il l'entraîne dans la chambre, doucement, sans se presser. Il l'a déshabille, une morceau à la fois, découvrant chaque partie de son corps avec avidité. Elle se laisse faire, le rouge aux joues, le souffle court, le coeur battant. Ils se retrouvent nus comme des vers et ils continuent de s'embrasser, plus doucement cette fois, savourant le goût chocolaté de l'amour. Après un certain moment, Elle l'arrête et lui sourit, timidement, innocemment, amoureusement. Elle lui murmures trois petits mots qui semblent souvent anondins, mais qui ont tellement de sens quand on les dit à la bonne personne. Ensuite...... Noir.




Bordel, mais pourquoi t'as fermé la TV!
# Posté le jeudi 17 avril 2008 12:18

Écoute mon nom

Une soirée, comme les autres. Une nuit, anonyme. Deux filles, ennuyées. Les minutes s'écoulaient comme au ralentit, voulant défier les lois de la science et ainsi arrêter le temps. Mais un coup de tonnerre suivit d'un déluge chamboula cette nuit si tranquille. La mer au grand complet se déversait sur le petit quartier où l'une des deux adolescentes habitait. Un sourire vint illuminer leur visage, trop heureuse d'avoir trouver une distraction. Elle sortirent dehors, sous les pleurs du ciel et dansèrent sur la musique du silence, sur la muisque de la pluie furieuse. Elle crièrent, rièrent, chantèrent , coururent pendant des minutes qui paraissait filer à la vitesse de la lumière. Leurs corps trempés, leurs vêtements collé à leur peau, les cheveux dans le visage, la pluie ruisselant sur leurs yeux et dans leur bouche les emplissait de joie. Éreinté, elle se couchèrent à même l'asphalte du trottoir et parlèrent pendant une éternité. Elles auraient volontier dormit à cet endroit, sous cette pluie qui leur parlait. Mais préférant ne pas tout gâcher en dépassant les limites, elle rentrèrent, se mirent au sec et s'endormirent instantannément, emportant avec eux le nom que leur avait murmuré la pluie: Liberté.
# Posté le jeudi 17 avril 2008 12:18